De l’interdiction au périmètre
La trajectoire du Nigeria est instructive parce qu’elle s’est inversée. En 2021, la Central Bank of Nigeria a enjoint aux banques de ne pas servir les entreprises de cryptomonnaies et de clôturer les comptes concernés. La négociation ne s’est pas arrêtée — elle s’est déplacée vers des canaux pair-à-pair, ce qui se produit habituellement lorsqu’une restriction au niveau de la couche de paiement se heurte à une demande réelle.
La position a ensuite évolué vers la supervision plutôt que l’exclusion, la Securities and Exchange Commission élaborant des règles pour les offres et les plateformes d’actifs numériques.
Pourquoi ce revirement compte au-delà du Nigeria
Cet épisode est la démonstration la plus nette, sur un grand marché, que restreindre l’accès bancaire change le lieu de l’activité plutôt que son existence — et que l’activité ainsi déplacée devient plus difficile à superviser, non plus facile. Il est régulièrement cité dans les débats de politique publique ailleurs, précisément pour cette raison.
Ce qu’un utilisateur peut vérifier
Le cadre étant en cours d’élaboration plutôt que stabilisé, cette page reste délibérément générale. Le registre de la SEC et les règles qu’elle publie font foi quant aux plateformes enregistrées et à ce qui leur est demandé ; il convient de les consulter directement plutôt que de s’en remettre à un résumé.
Fiscalité
Les gains réalisés lors de la cession d’actifs numériques relèvent de l’impôt nigérian sur les plus-values. Le Federal Inland Revenue Service publie les orientations applicables.
Sources
- Securities and Exchange Commission (Nigeria), Rules on digital assets (1 Jan 2026)
Pas un conseil juridique ni fiscal. Ceci est un résumé de règles publiées, et non un conseil juridique ni fiscal. Les règles changent ; consultez les sources primaires indiquées ci-dessus.
Dernière révision par Conisec Staff. Fréquence de révision : Trimestrielle.