Du guichet des matières premières au régulateur financier
L’Indonésie a d’abord traité les crypto-actifs comme des matières premières, sous la supervision de Bappebti, le régulateur des contrats à terme sur matières premières. Ce rattachement s’est toujours mal accordé avec l’usage réel de ces actifs et, le 10 janvier 2025, la supervision a été transférée à l’OJK, l’autorité des services financiers, en application du POJK 27/2024.
Ce transfert n’est pas seulement administratif. Il place la surveillance des crypto-actifs au sein de l’institution qui supervise les banques, les assureurs et les marchés de capitaux, avec l’arsenal prudentiel et de conduite que cela suppose.
La liste blanche
L’OJK publie une liste des opérateurs agréés et enregistrés pour la négociation d’actifs financiers numériques et de crypto-actifs — 29 selon la publication de décembre 2025. Pour un utilisateur indonésien, c’est la vérification qui compte : une plateforme y figure ou n’y figure pas.
Pas un instrument de paiement
Bank Indonesia soutient constamment que les crypto-actifs ne constituent pas un moyen de paiement légal. Les négocier en tant qu’actif est autorisé et supervisé ; payer des biens avec eux ne l’est pas. Comme en Turquie, cela est souvent présenté comme une interdiction générale, ce qui n’est pas le cas.
Fiscalité
L’Indonésie applique un impôt sur le revenu libératoire aux transactions sur crypto-actifs, ainsi que la TVA, à des taux fixés par le ministère des Finances et prélevés par la plateforme d’échange plutôt que déclarés par le contribuable. Les taux ayant été révisés, c’est la Directorate General of Taxes qui constitue la source à consulter.
Sources
- Otoritas Jasa Keuangan (OJK), Digital financial asset and crypto asset regulation (1 Déc 2025)
Pas un conseil juridique ni fiscal. Ceci est un résumé de règles publiées, et non un conseil juridique ni fiscal. Les règles changent ; consultez les sources primaires indiquées ci-dessus.
Dernière révision par Conisec Staff. Fréquence de révision : Trimestrielle.